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Claire Guilbert (Norton Rose Fulbright): l'art de saisir les opportunités

Après une décennie passée dans une étude Luxembourgeoise – dont 2 années à New York – Claire Guilbert a rejoint Norton Rose Fulbright afin d’évoluer dans un groupe combinant un réseau international présent dans plus de 50 villes et une équipe locale évoluant dans une ambiance familiale. Interview.

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre Norton Rose Fulbright ?

Je suis originaire de la région autour de Luxembourg. Après avoir étudié le droit à Nancy, j’ai passé mon Masters of Laws à Londres et j’ai été acceptée à l’école d’avocature de Strasbourg pour passer mon CAPA. Je devais tout d’abord trouver un stage et j’ai été acceptée chez Arendt, où je suis finalement restée 10 ans. Après avoir énormément appris - notamment en passant près de deux années dans le bureau de New York - j’ai accepté de rejoindre Norton Rose Fulbright pour deux raisons principales : tout d’abord, la taille de l’étude, qui rassemble plus de 3000 avocats dans plus de 50 villes à travers le globe et donc permet de faire face efficacement à la complexité des problèmes auxquels nos clients sont confrontés. Mais j’ai également été séduite par la taille humaine et l’ambiance conviviale de notre bureau d’une trentaine de personnes à Luxembourg, où la bienveillance fait office de vertu cardinale. Ceci constitue une réelle valeur ajoutée dans le cadre de l’accompagnement de la transition réglementaire de nos clients qui sont demandeurs de plus de « partner time ». 

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"Le sens de la formule ‘Expert en fonds’ a beaucoup évolué ces dernières années au Grand-Duché."

 

Comment évoluent les besoins de vos clients ?

La complexité de la réglementation ne semble pas connaître de limite, partout dans le monde. Nos clients nous choisissent car ils cherchent un partenaire capable d’offrir une approche holistique leur permettant de prendre les bonnes décisions. Nous utilisons souvent notre connaissance du droit luxembourgeois, mais celui-ci appréhende seulement une partie de la solution, tant les activités des entreprises que nous servons sont réparties partout dans le monde. Je pense que le sens de la formule « Expert en fonds » a beaucoup évolué ces dernières années au Grand-Duché. En 2010, ceci impliquait essentiellement un travail de back/middle office alors qu’aujourd’hui, pour assumer un rôle de « Lead counsel », nous devons être capables de comprendre l’ensemble de la stratégie internationale de nos clients, les sous-jacents, les besoins, maîtriser le M&A etc. Nous devons également – et ceci constitue notre principal différentiateur - connaître la loi de l’ensemble des marchés où nos clients sont actifs et où les investisseurs - avec qui nous sommes appelés à négocier - résident. Dans un monde aussi complexe que le nôtre, cela seule solution consiste à faire appel à une série d’experts localisés dans le monde, maîtrisant la granularité du droit local. Nous avons la chance de disposer de l’ensemble de ces ressources en interne, ce qui permet d’optimiser le temps et les coûts associés à chaque projet.

 

 

Quels risques et opportunités identifiez-vous ?

La vie se révèle souvent très complexe, mais il s’agit d'une chance. Mon parcours a consisté à me laisser porter par les opportunités de la vie, en combinant la confiance et l’acharnement. Je veille toujours à ne rien faire à moitié. 6 années après l’ouverture de notre bureau au Luxembourg, je pense que notre étude a atteint la maturité nécessaire pour être considérée par le marché, être capable de gérer les projets de tous genres et de toutes tailles, faire face aux challenges et surtout continuer de croître. Nous nous investissons dans des comités à l’ALFI et à la LPEA, nous publions du contenu pertinent pour la place et il me semble que nous nous trouvons au bon endroit, au bon moment. Notre modèle à la fois local et global correspond aux attentes d’un marché des fonds mis sous pression par un marché plus volatile. Bref, je suis très optimiste.

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